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Karl, mon pote

Theus,

Il y a ce truc qui frappe, qui toque, qui revient. Ce bruit de porte claquée. On me dit tout va bien. C’est juste le vent qui entrechoque les volets. Tout va bien, rendors-toi. Calme-toi, ce n’est qu’une brise légère. Cette violence, ce n'est rien, les obus sont loin.

Je rêve où tout s’accélère, je rêve où Rome se fait et défait en un jour ? Je rêve où la dureté est partout ?

En Europe, en Afrique, aux States, en Méditerrannée,

Ok le changement, ok l’évolution, la vie est un courant, un flux rapide aux mille métamorphoses, aux mille poissons argentés. Mais là ça devient dingo.

Je vais dans le flow, brasse coulée, j’épouse le mouvement. J’espère juste que l’eau coule dans le bon sens, les gars. Le débit s’accélère, il y a des barrages, des cascades, des blessés, ceux qui coulent à pic et ceux qui surnagent, moi je me fonds dans la masse, je respire, j’essaie d’orienter ma trajectoire… en fait non, je laisse tomber les battements des jambes, ça ne sert à rien, je remets les rênes à mon Être intime, celui qui n'a plus peur. J’y vais,on s'adapte, Darwin m’épaule et me sourit.

Il y a ceux qui se replient dans une bulle douillette, trouvent un endroit secret où rien ne bouge, où les plantes vivent en paix. Il y a ceux qui freinent des quatre fers, il y a ceux qui vont au front. Où me situer?

Ok Karl, un monde s'éteint. L'émerveillement facile, le gloss, c'est fini. L'amour de Visconti ne suffit plus à conduire une vie.

Jusqu’ici tout va bien. J’écoute mon souffle, les forces à l’œuvre.

Ada

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