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L'or du soir qui tombe

Ce soir, j’en ai ma claque, ras-le-bol et ras-la-casquette, plein le nez et les écoutilles, je suis réduite en poudre. En miettes. Le navire prend l’eau.

On fait quoi avec des opérateurs téléphoniques qui ne comprennent pas que je suis technico-déficiente ? Ok, ça ne se sent pas de prime abord. Je fais la fille qui assure, deutsch-english-whatever, oui j’ai branché les câbles, réparé mon vélo, changé le fusible endommagé, je vois la configuration de la prise plombée, pas plombée, je comprends… mais la fibre optique et le téléréseau, c’est tout sauf meine Abteilung.

Et… on fait quoi avec des gosses infernaux ? On les noie, comme les petits chats qui n’auraient pas dû naître ? On les enguirlande, on les pousse du 7ème étage, ou on les rassure, on les console ? On leur dit : je suis désolée, je suis claquée, j’ai trois textes à traduire, 25 livres à lire, j’ai déballé des cartons pendant deux jours, j’ai envie de m’allonger sur mon lit et de scruter le plafond. Je vous aime.

De toutes parts, l’énergie était brouillonne. Peut-être la pleine lune chiffonne-t-elle nos cœurs ? Cher Theus, cet après-midi, je t’ai cherché dans les feuillages qui bruissent sous mes fenêtres, dans les traces blanches des avions sur le ciel bleu, tu n’y étais pas. Tu n’étais nulle part.

C’était un jour comme ça. Un jour qui n’avait pourtant pas si mal commencé, mais a eu tôt fait de m’exaspérer. Le ciel se charge d'or pour adoucir ma peine mais n'y parvient pas.

Message au Ciel : j’attends autre chose de mes jours. Ok, je sais, le vent qui souffle sur mes jours n’est rien d’autre que ma propre respiration. Demain, je ferai meilleur usage de ma cage thoracique.

Ada

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